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  • Le Manche

    Prendre les commandes d'un avion ? Ca, c'est fait ! Voilà ce que j'ai fait, pas plus tard qu'hier. Bien entendu ce n'était pas un A330 mais un appareil plus modeste : un Piper. Mais les émotions ont tout de même été intenses, malgré ça ! J'ai effectué ce baptême insolite dans les Ardennes à Charleroi en compagnie d'un pilote professionnel (qui avait plus de 4000 h de vol au compteur). Avant de me lancer, j'ai longtemps pensé qu'une telle activité était au-delà de mes capacités : c'est que la vue d'un tableau de bord n'est pas vraiment rassurante, en général ! Mais si un A330 doit être un sacré défi à piloter, piloter un appareil de petite catégorie est vraiment à la portée du premier venu. Même si, évidemment, le décollage et l’atterrissage de l’appareil restent deux moments un peu délicats et effrayants. Mais une fois en altitude, en tout cas, c'est un pur moment de joie. Et le décollage n'est d'ailleurs pas aussi effrayant qu'on peut le croire. Comparativement à un décollage d'Airbus, on peut même dire que cela se fait avec une plus grande légèreté. Ce qu'il y a de plus amusant dans cette expérience, ce ne sont pas tant les paysages que le pilotage en lui-même. Le maniement du joystick est très jubilatoire. D’abord parce qu'on passe de spectateur à acteur (et ça, c'est déjà quelque chose !), et puis parce que cette sensation est en soi délectable. On ressent physiquement les rafales de vent qui bousculent l'avion, à tel point qu'on a souvent l'impression de lutter contre le vent lorsqu'on oblique. Bref, c’est quelque chose d'intense. L'expérience s'est révélée plus exténuante que ce à quoi je m'attendais. Lorsqu'on en est à son premier vol, il faut reconnaître qu'on ne sait absolument pas à quoi le regard doit aller en priorité : au tableau de bord ? A l'horizon ? Et si l'on continue à fixer les deux, ne va-t-on pas avoir un strabisme divergent ? De plus, j'ai également découvert qu'il faut à tout instant maintenir le manche à balai, assez dur à garder fixe (même si ce dernier est docile, il requiert quand même un peu de force). En tout cas, que vous soyez ou non du genre aventurier, voilà une expérience inhabituelle que je vous recommande de tester si vous en avez l'occasion. Si vous êtes intéressé, je vous mets la page qui m'a été bien utile pour mon vol d’initiation au pilotage avion à Charleroi.

  • Johnny et les voitures

    Si Johnny Hallyday a épousé – presque – tous les styles musicaux, il a aussi fait preuve d’un étonnant éclectisme dans sa façon d’assouvir sa dévorante passion pour l’automobile et, bien sûr, la moto. Sa première voiture est une Triumph TR3, que lui offre son manager Johnny Stark en 1961 pour ses 18 ans alors qu’il n’a pas encore obtenu le permis de conduire. Une TR3 ? Pour l’idole des jeunes, on peut considérer qu’il s’agit d’un véhicule de fonction car cette anglaise qui présente un redoutable rapport poids/puissance (900 kg pour 95 ch) constitue alors l’une des voitures emblématiques de la culture yé-yé. Annonciatrice du destin de nombre de voitures du chanteur, cette première automobile ne tarde pas à verser dans le fossé. Elle est aussitôt remplacée par un modèle identique puis par un cabriolet Jaguar Type-E… qui finira plié en deux après un dérapage sur des pavés mouillés. Avec Johnny Hallyday, ça passe ou – et c’est souvent le cas – ça casse. « Il aime avoir la nouveauté de l’année et souvent avant tout le monde(…). Johnny ne fait pratiquement jamais réparer ses voitures accidentées », note Jean Basselin dans Johnny Hallyday. Mes motos et voitures d’exception (Hugo Motors, 208 pages, 24,95 euros).

  • Brexit : et maintenant ?

    Les pro-Brexit se réjouissent : les négociations portant sur le divorce entrent dans leur deuxième phase. Mais tout porte à croire qu'ils ne se réjouiront pas bien longtemps. Car si la première phase a paru épineuse, ce n'est rien en comparaison de la suivante. En effet, jusqu'ici, les anglais ont su faire preuve de patience et de flegme : c'est qu'ils attendaient avec impatience cette seconde phase. Ils ont bien sûr commencé la première avec des exigences absurdes, mais il en va de même d'une négociation à l'échelle internationale qu'une vente dans un bazar de Marrakech : les deux parties commencent avec des prétentions exagérées dans le seul but d'arriver à un milieu acceptable. Seulement, la seconde phase ne sera pas de cet ordre-là.

    Car il faut bien comprendre une chose : à moins de vouloir se faire un hara-kiri, Bruxelles ne peut en aucun cas accorder les conditions d'échanges commerciaux favorables au Royaume-Uni. Autant inviter les autres pays-membres à vouloir retrouver leur souveraineté et leur indépendance ! Si l'UE veut pouvoir avancer en ordre de marche, elle se doit de dissuader d'autres pays de suivre l'exemple anglais : en tout état de cause, le Royaume-Uni n'aura donc pas accès au marché unique, ou alors avec des conditions très restrictives. Si les partisans du Brexit ont cru que leur sortie de l'Europe leur rapporterait plus qu'elle ne leur coûterait, c'est dans cette phase-ci qu'ils vont devoir comprendre leur erreur de logique initiale. C'est là que leurs attentes vont se briser sur le mur de la réalité. Et à bien y réfléchir, ils auraient pu le voir bien avant ça. Ce n'est pas pour rien que l'Union européenne a souhaité une négociation en deux temps, plutôt qu'une négociation simultanée comme le réclamait Theresa May. Parce que lorsque les anglais découvriront les futurs accords commerciaux proposés par l'Europe, ils rechigneront à accorder quoi que ce soit aux Vingt-sept...