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  • L'enjeu climatique

    La semaine dernière, j'ai réalisé une randonnée en jetski à Biarritz. Et tandis que j'avançais au fil de l'eau, j'ai pu constater une fois de plus toute la beauté de cette planète. Cela m'a cependant rappelé l'importance du bouleversement climatique qui est aujourd'hui à l'oeuvre, et dont on ressent les effets dans la chaleur de ces dernières semaines. Du coup, j'aimerais discuter ici de la décision déterminante du président américain au sujet de l'accord de Paris. Le président a longtemps temporisé pour ne pas avoir à rendre son verdict. Cette décision avait été reportée après le G7, pendant lequel Donald Trump est resté muet en dépit des efforts des autres pays pour le convaincre de respecter l'engagement des Etats-Unis pris avec Obama. La Maison Blanche a d'ailleurs dû sacrément s'entre-déchirer sur le sujet. Parmi ceux qui étaient favorables à cet accord, se trouvait la propre fille du président ! Et parmi les climatosceptiques pressant le président de s'opposer à cet accord, on retrouvait Steve Bannon, qui est contre tous les accords multilatéraux. La Maison Blanche étant complètement clivée sur ce sujet, cela explique que l'administration a semblé un peu flottante. Mais au final, je pense que le président n'était pas libre de se contredire lui-même. Depuis qu'il occupe le bureau ovale, il répète en effet son intention de faire progresser les énergies fossiles. Et au cours de sa campagne, il avait dénoncé cet accord comme un bobard des Chinois pour nuire à l'économie américaine. Evidemment, cette décision est calamiteuse pour l'ensemble de la planète, l'Amérique étant un des pays primordiaux de cet accord (ne serait-ce que parce qu'il pollue plus que la plupart). En outre, la coordination climatique est aujourd'hui dans une situation délicate après avoir été entraînée par l'Amérique et la Chine. Néanmoins, il ne faut pas dramatiser outre mesure. Jusqu'ici, les autres signataires ont condamné cette décision, et un mouvement similaire à celui du Brexit pourrait se former : les pays pourraient affermir leur position face à une Amérique isolée. Au passage, cette rando en jetski m'a beaucoup plu. Voici le site auquel j'ai fait appel, si vous voulez vous faire votre propre idée. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de randonnée de jet ski à Biarritz.

  • Donner une dimension collective au travail social

    La nécessité de donner une dimension collective au travail social a été soulignée par les états généraux du travail social. Les formes prises par le travail d’organisation communautaire (Community Organizing) aux États-Unis peuvent être une source d’inspiration. Il ne s’agit pas de se limiter aux identités raciales ou ethniques mais, au contraire, de les transcender pour mettre en valeur ce qui réunit en termes d’intérêts socioéconomiques. En France, l’Alliance citoyenne à Grenoble se revendique du Community Organizing. Elle est le fruit du parcours de ses initiateurs, impliqués dans le travail social et la participation des habitants. Ils ont constaté l’impossibilité de susciter une «demande de participation» en provenance des habitants dans le cadre très institutionnel et encadré conçu par les élus. Pour eux, amener les «sans voix» à se mobiliser passe par d’autres moyens d’action. Il s’agit en premier lieu d’aller au-devant des gens pour prendre connaissance de leurs difficultés. «L’organisateur» va ainsi être un «tisseur de colères» pour aboutir à la création d’un groupe mobilisé dans une optique revendicative. En conclusion, la notion d’investissement social apparaît fédératrice et a la capacité de jouer le rôle d’aiguillon pour améliorer l’action publique là où des difficultés apparaissent ou subsistent en matière de lutte contre la pauvreté. À ce jour, la cohérence d’une approche qui vise à repenser la logique d’ensemble de l’intervention publique en matière sociale fait défaut. Toutefois, ce constat ne doit pas occulter la réalité et l’importance de l’intervention actuelle de l’État. Des avancées ont eu lieu grâce au Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté. C’est sur ces avancées et sur la bonne performance globale du système de protection sociale français qu’il convient de s’appuyer pour déployer des instruments d’action destinés à prévenir en même temps qu’à pallier les effets de la pauvreté.

  • Copenhague ou le libre marché

    Dès lors qu'un entrepreneur évoque la question du libre marché, il y a toujours des intellectuels, généralement nés avec une cuillère en or dans la bouche, pour le décrier haut et fort : pour eux, le libre marché priverait notamment les plus défavorisés. Cela leur confère aussitôt une vision apparemment sensible et humaniste, qui justifie leur exécration naturelle du libre marché. Leur pensée pourrait se résumer ainsi : « Nous, intellectuels, blâmons le libre marché parce qu'il est néfaste à la pauvre plèbe... » A leurs yeux, les pays pauvres seraient ainsi dévastés par la brutalité du libre marché. Si vous me lisez régulièrement, vous aurez sans doute déjà compris que je ne suis pas d'accord avec cette pensée. Et pendant un séminaire à Copenhague que j'ai suivi avant-hier, un intervenant a disséqué cette façon de penser plutôt étrange. Et il nous a clairement montré à quel point il est difficile de trouver une allégation plus détachée de la vérité que celle-là ! Parce que les citoyens des pays en développement supportent surtout un cruel manque de libre marché, et non une trop grande présence de celui-ci. Les plus défavorisés de par le monde habitent toujours dans des coins où la capacité de régir leur existence comme ils le souhaitent leur est systématiquement déniée. Empêcher le libre marché a pour conséquence d'empêcher la liberté, et c'est pour cela que le libre marché n'a pas sa place dans des régimes totalitaires comme celui de la Corée du Nord. Un gouvernement qui ne fait déjà pas assez confiance en sa population pour lui accorder la liberté de vote ne donnera sûrement pas à cette population la possibilité de faire ses propres choix avec le libre marché ! Durant ce séminaire à Copenhague, l'intervenant a même décidé d'aller plus loin dans sa diatribe, et a avancé que le libre marché était en fait carrément salutaire pour les plus démunis. Il leur offre en effet la chance de proposer leur travail à un public beaucoup plus vaste, et en tant que clients, les plus défavorisés disposent également d'un accès plus large et moins coûteux à des biens et services. C'est donc clairement un système dont ils ressortent plus riches, et non plus pauvres ! Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur ce séminaire entreprise à Copenhague qui est très bien fait sur ce sujet.